Au Moyen-Age
C’est en 1134 que le village de MONTECH prend réellement corps avec la construction d’un village fortifié : « castrum ».
Raymond Séradis et Alphonse Jourdain, Comte de Toulouse, signent une Charte de Coutumes qui donne plus de liberté et d’indépendance aux habitants.
A la mort de Raymond Séradis (fin XIIème), la ville s’entoure de fortifications bordées de profonds fossés. Elle adopte le plan de la bastide-type : des rues qui se croisent en angle droit, une place centrale, une porte fortifiée avec pont-levis aux quatre coins cardinaux qui deviennent les seules voies d’accès.
Des tours flanquent chaque porte ainsi que trois des ailes de l’enceinte de terre battue. Au sud, la prison s’installe.
La porte du Terrier (nord) est la porte principale de MONTECH. La circulation se fait dans le sens nord-sud. Une halle couverte concentre les activités commerciales et les institutions politiques (four banal, Maison de la ville).
A l’intérieur des fortifications, un ancien château sert de refuge. Il consiste en un rez-de-chaussée avec vestibule surmonté d’une chambre. Il jouxte la vieille église Notre-Dame. Le fond de la nef et le chœur de l’église de La-Visitation seront érigés sur le terrain de ce château. L’église (Saint-Etienne) ne s’élève pas sur la place centrale mais est adossée aux fortifications.
En 1304, sous la pression démographique, la ville s’agrandit. On peut encore deviner l’emplacement de la cité primitive rue Lafargue ou rue des Pénitents.
Les guerres de religion remettent quelque peu en cause cette organisation citadine.





